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Il était pas mal ce blog, en fait...
... me dis-je en relisant un peu les derniers commentaires de mes amis de la toile (ces espèces de petites araignées trop mignonnes). On s'y marrait bien. Et puis, de temps en temps, quand j'avais un coup de blues, relatif à mes aspirations d'écrivain par exemple, pof, plein de commentaires sympathiques tombaient du ciel comme autant de petits cadeaux réconfortants. J'avais des super lecteurs et lectrices.
C'est à se demander pourquoi j'ai arrêté de poster ici. Ah oui, si. Je me rappelle.C'est parce que j'avais aussi des lecteurs/lectrices qui ne postaient jamais de commentaires par exemple, mais m'en faisaient parfois oralement. Ils disaient des trucs débiles sur mon blog devant plein de gens, et ça me gênait, parce que ce que j'écrivais ici n'était pas fait pour être dit tout haut, n'importe qui qui tient un blog sait ça. Bon, ben. Voilà. Je ne sais pas bien quoi faire de cette note. La poster, peut-être? Ceux qui, on ne sait jamais, voudrait connaître l'adresse de mon nouveau blog peuvent toujours m'écrire...
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la prochaine fois je me relis
Je vous rassure, je ne sais pas si cela va changer grand chose, mais dans le manuscrit que j'ai déposé chez des éditeurs, j'ai évité de laisser traîner (trapiner) des trucs comme "de minuscules petites entailles taillées" qui font très rédac de 4ème C. Et pourquoi pas "d'énormes grandes rayures rayées" la prochaine fois? Quand je serai un écrivain renommé, j'en glisserai quelques uns, un peu cachés. Et puis, ce qui sera chouette, c'est que je pourrais me contenter de décrire mes journées, ou une coulure sale sur la vitre, ou la tête de la voisine folle, ou même mon enfance, et ça fera un livre. Simone de Beauvoir a dit avoir écrit ses premiers livres rien que pour pouvoir écrire ensuite Les Mémoires d'une jeune fille rangée. Vivement que je sois vieille. Sinon, chose assez rare qui mérite d'être soulignée, j'ai lu un livre vraiment bien, alors je partage l'info : Bic et autres shorts, de Vitaliano Trevisan, chez Verdier (11,50 euros). C'est court, c'est étrange, c'est beau, ça se lit avec délice entre deux stations de métro aérien, bref, enjoy.
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libellule
Et la vie continue, étrangement, à la fois de manière placide et effrénée, sans travaux d'écriture, ni même le petit carnet de portée de main, dans le silence des maisons d'édition - et le soir, rarement désormais, j'entrevois le lambeau d'un vieux rêve, lueur fugace qui jaillit des profondeurs noires d'un lac, puis je m'endors sur d'autres pensées. Grosse dormeuse de la catégorie abrutie, capable de m'enchaîner sieste de deux heures et nuit de douze, j'expérimente pour l'heure le sommeil par tranches de vingt minutes. Mon dieu que les nuits sont longues, et grises, et sales ! Je m'emberlificote le cerveau dans des rêves noués, sur fond d'une musique incessante et opiniâtre, et cela ressemble à un long cauchemar. Et elles passent pourtant, ces nuits.
Voilà l'effet que me font parfois les journées sans plume, sans mots, sans création d'aucune sorte. Sortir de cette mare, me dis-je. La vie continue, mais elle se gâte. A d'autres moments, sur un autre plan, dans l'autre hémisphère de mon être, de grandes joies me sont promises, et l'écriture paraît de minuscules petites entailles taillées dans un vieux caillou oublié au bord d'un chemin, sur lequel se pose toutefois une libellule argentée.
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Meilleurs voeux
Comme il semblerait qu'on se soit enfin décidé à honorer un vieux voeu formulé il y a quelques années, et qui disait en substance quelque chose comme "deux semaines de beau temps consécutives à Paris, s'il-vous-plaît merci", je me demande si je vais enfin assister à la réalisation de quelques voeux supposés périmés depuis belle lurette : - que Machin me rappelle pour me dire qu'il a fait la plus belle connerie de sa vie, qu'il m'aime, que c'était pas juste pour le cul, et tralala et tout le tintouin, s'il-vous-plaît merci
- que Truc m'appelle pour me dire qu'il a complètement craqué sur moi, que lui aussi m'a remarquée dans la cour du lycée, et qu'il sait très bien qui je suis, contrairement à ce que les apparences pourraient laisser croire, s'il-vous-plait merci
- que Bidule sorte avec moi à la boum de Thomas s'il-vous-plait merci
- que je fasse une taille 36 s'il-vous-plaît merci (ah oui il s'est réalisé celui-là, pardon) - que je fasse une taille 36 avec des seins s'il-vous-plaît merci
- que je fasse une taille 36 et que je ne sois pas déprimée en même temps s'il-vous-plaît merci - que je fasse une taille 36 en été s'il-vous-plaît merci (réalisé aussi, pardon) - que je fasse une taille 36 en été un été où il fait beau et où j'ai des vacances s'il-vous-plaît merci
- que je réussisse les oraux de l'agrégation de lettres modernes s'il-vous-plaît merci - que je réussisse les oraux de l'agrégation de lettres modernes, oui, encore, s'il-vous-plaît merci
- que mon chat arrête de me réveiller le matin une demi-heure avant le réveil, s'il-vous-plaît merci (pas périmé du tout, celui-là )
- que je trouve un boulot normal s'il-vous-plaît merci (oui, voeu périmé : pour le boulot normal, j'ai complètement renoncé )
Moi je dis : périmés ou pas, on ne sait jamais ce que la vie vous réserve. Deux semaines de beau temps consécutives à Paris, pensez-vous ! Il paraît que demain il pleut.
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jungle
Dans la rue, une affiche pour le Guide du Routard : Nos livres s'écrivent d'abord avec les pieds. En voilà une idée qu'elle est belle! me disais-je en jouant avec dans ma tête. "Tu as lu ce livre de Philippe Besson ?" "Oh ben non, moi, tu sais, les routards, bof." "Alors, le dernier AAAAA* ?" "Un routard, sûr et certain." Le comble étant, comme Marc Lévy, de parvenir à écrire avec les pieds des autres ! Ou, même, ça s'est vu, et l'on atteint le sommet de la jonglerie simiesque, avec les pieds de son éditeur. *Vous savez bien, l'andouillette.
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le comble de l'effaceur
Et euh, par hasard, existerait-il un effaceur qui permettrait d'effacer la grosse faute d'orthographe présente sur mon effaceur, qui m'indique gentiment (au cas où l'on ait des doutes) quel côté "écrit" et quel côté "effaçe" ? A part ça, moi, ça va. J'ai appris qu'il était de coutume chez Le Dilettante d'envoyer des lettres de refus pleine de saletés. Je n'ai pas su si le français approximatif était la loi pour tout le monde, où si moi seulement y avait eu droit ("Votre souhait (...) n'est pas réussite à notre avis" ) . Cela explique sans doute pourquoi l'on a trouvé mes phrases "trop longues".
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Et toi tu votes pour qui ?
Ce jury a de la merde dans les oreilles quant il s'agit d'Ycare ou quoi ? Moi pas comprendre les bleus alors que d'autres... bref, encore une soirée révoltante si vous voulez mon avis, sur bien des points, notamment la robe de Siân, faite dans une tapisserie ; les applaudissements de dix minutes pour Amandine (pas juste par rapport aux autres). Et puis, le coup de je te fais commenter ta chanson avant pour que tu arrêtes de dire après que tu ne l'avais pas choisie, cette daube... Première chose que Julien dit après son élimination : ouais, la chanson elle m'allait pas, tout ça. Ah ah. Quand je regarde la télé, je suis parfois comme les vieux du Muppet Show.
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